mardi 30 août 2016

Assistance technique


(Source : l'ami C.)

On vient de sauver votre vie, sans parler de celle de votre famille. Mais inutile de nous remercier. On est comme ça. 
C'est cadeau.

Des empoisonneurs


Affiche collée sur les murs de Paris et d’ailleurs:

Ce sont des empoisonneurs

Ils nous mentent. Dieu, Allah, Yahvé n’existent pas. Il n’y a pas de vie après la mort.

Ces sinistres illusions sont entretenues afin de nous faire accepter tout le carcan de normes morales et de règles sociales qui nous font vivre en esclaves, dans l’enfer qu’est ce monde. Un enfer bâti par les pouvoirs d’État, par le capitalisme et aussi par les religieux.
Pour prêtres et bigots, la vie ne serait qu’une épreuve à endurer afin de gagner une récompense dans l’au-delà. Mais ils nous mentent : nous n’avons que cette vie-ci. Leurs cieux irréels ne sont rien d’autre que l’image de la Justice, la main du pouvoir qui distribue rétributions et punitions ici bas.
Les religions sont un instrument pour maintenir les exploités obéissants, pour justifier le pouvoir et la richesse de quelques-uns. L’idée de divinité est la racine même du principe d’autorité et son pendant, la foi, est celle de la servitude volontaire, ce venin de l’esprit.
Blasphémer toute religion au nom de la liberté ne signifie cependant pas défendre la laïcité, un outil de la République. Cela veut encore moins dire s’en prendre aux fidèles d’une religion en particulier, chose qui pourrait donner des arguments au racisme. Bien au contraire, nous devons combattre les religions, toutes les religions, aussi parce qu’elles sont un des fondements identitaires qui engendrent et développent nationalisme, communautarisme et racisme. Nous devons les combattre en gardant en tête que ce qu’on veut est la liberté pour chacune et chacun.
Ils méprisent la vie, ce sont des mourants, eux-mêmes empoisonnés
Croire en un dieu signifie se priver de sa propre liberté, la remettre dans les mains de quelques illuminés qui nous expliquent comment nous conduire. Pourquoi un prêtre devrait me dire qui et comment je dois aimer ? Pourquoi un imam devrait me dire quoi manger et comment m’habiller ? Pourquoi en tant que femme je devrais accepter d’être soumise à un père, à un mari ? Je vaux autant qu’un homme : je ne suis pas une propriété, un objet sexuel ou un outil reproductif.
Leur pureté pue la mort. Quelques fois la religion provoque des massacres, tous les jours elle nie la vie. Même la fuite vers un ailleurs imaginaire cache l’acceptation concrète de l’existant.
La vie, à l’inverse de leurs délires réactionnaires, pourrait être un jeu de liberté dans lequel chacune et chacun essaye de s’épanouir. Je veux être libre parmi d’autres, je ne veux pas qu’on fasse de moi un «frère» pieux ou une «sœur» soumise, sous la coupe d’un quelconque «père», tel un mouton dans un troupeau de souffrance et de «vertu».
Commençons à vivre pour de vrai, comme bon nous semble, sans plus prêter l’oreille à leurs commandements.
A bas toutes les religions, elles ne visent qu’à nous imposer une vie de soumission et de mort!
A bas tous les prêtres, les imams, les rabbins, les pasteurs, les prophètes, leurs livres sacrés !
A bas tous les dieux !
Vive la vie, vive la liberté, vive la révolution !

Elles boivent pas, elles fument pas, elles draguent pas mais...



Merci encore, les éditions de la Fabrique.
Merci encore, camarades...

lundi 29 août 2016

Presto agitato (tuer le clair de lune)


Sonate n°14, dite au clair de lune. Troisième mouvement : Presto agitato. 



dimanche 21 août 2016

De la misère en milieu fasciste

« L'idéalisme allemand, dont la doctrine de Hegel représente l'apogée, professait que les institutions sociales et politiques doivent concorder avec un libre développement de l'individu. Au contraire, le système autoritaire ne peut maintenir son ordre social qu'en enrôlant de force chaque individu dans le processus économique sans tenir aucun compte de l'intérêt de cet individu. L'idée du bien-être individuel est remplacé par l'appel au sacrifice : " Le devoir de se sacrifier pour le tout ne connaît pas de limite du moment que nous considérons le peuple comme le bien suprême en ce monde" (O. Koellreuter). Le système autoritaire ne peut guère, surtout de manière permanente, élever le niveau de vie des individus, pas plus qu'il ne peut élargir le champ des satisfactions ni les moyens d'y parvenir : ces buts ruineraient la discipline indispensable et, en dernière analyse, ruineraient l'ordre fasciste qui, par sa nature même, doit empêcher tout libre développement des forces productives. Il s'ensuit que le fascisme "ne croit pas dans la possibilité du bonheur sur cette terre" et qu'il "nie l'équation bien-être-bonheur" (Mussolini). Au moment historique où toutes les conditions techniques qui permettraient une vie dans l'abondance sont réunies, les nationaux-socialistes "considèrent comme inévitable l'abaissement du niveau de vie" (Ernst Kriech) et se livrent à des apologies de la pauvreté. L'immolation intégrale de l'individu qui s'instaure a lieu au bénéfice exclusif d'une bureaucratie industrielle et politique, et on ne peut donc invoquer pour la justifier l'intérêt véritable de l'individu. L'idéologie nationale-socialiste affirme purement et simplement que l'existence humaine authentique se trouve dans le sacrifice inconditionnel, et que l'essence de la vie individuelle consiste à obéir et à servir - "un service qui ne s'achève jamais, parce que servir et vivre coïncident" (Der deutsche Student, août 1933). »

(Herbert Marcuse, Raison et Révolution)

samedi 20 août 2016

Citoyenneté




Salut à H. et S...

jeudi 18 août 2016

Stade du miroir


« La différence entre les substances intelligentes et celles qui ne le sont point est aussi grande que celle qu'il y a entre le miroir et celui qui voit. »

(Leibniz, Discours de métaphysique)

Eartha

dimanche 14 août 2016

Théorie de la jeune-fille (reloaded)


 Thanks God, 
 I'm so me...
The art of Tartuffery



Vacances, j'oublie tout ! (à l'ancienne)


samedi 13 août 2016

D'après toi, ducon ?


Dieu caché (suite)


« Mais certes quoique au regard du corps hydropique, ce ne soit qu'une dénomination extérieure, lorsqu'on dit que sa nature est corrompue, en ce que sans avoir besoin de boire, il ne laisse pas d'avoir le gosier sec, et aride, toutefois au regard de tout le composé, c'est-à-dire de l'esprit, ou de l'âme unie à ce corps, ce n'est pas une pure dénomination, mais bien une véritable erreur de nature, en ce qu'il a soif, lorsqu'il lui est très nuisible de boire ; et partant il reste encore à examiner, comment la bonté de Dieu n'empêche pas que la nature de l'homme prise de cette sorte soit fautive, et trompeuse. »

(Descartes, Méditations métaphysiques)


Dieu caché

(Un dieu s'est caché dans l'image ci-dessus. Sauras-tu le retrouver ?)

« Et ce même rationalisme qui ne connaîtra - à la limite - sur le plan humain que des individus isolés pour lesquels les autres hommes sont des objets de leur pensée et de leur action, ne fera pas moins subir la même transformation au monde physique. Sur le plan humain, il avait détruit la représentation même de la communauté en la remplaçant par celle d'une somme illimitée d'individus raisonnables, égaux et interchangeables ; sur le plan physique, il détruit l'idée d'univers ordonné, la remplaçant par celle d'un espace indéfini sans limites, ni qualités, et dont les parties sont rigoureusement identiques et interchangeables. Dans l'espace aristotélicien, comme dans la communauté thomiste, les choses avaient leur lieu propre qu'elles s'efforçaient de rejoindre, les corps lourds tombaient pour arriver au centre de la Terre, les corps légers montaient parce que leur lieu naturel se trouvait en haut. L'espace parlait, il jugeait les choses, leur donnait des directives, les orientait, comme la communauté humaine jugeait et orientait les hommes, et le langage de l'un et de l'autre n'était au fond que le langage de Dieu. Le rationalisme cartésien avait transformé le monde, "la physique des idées claires dissipe toutes ces âmes animales, puissances, principes, etc, dont les scolastiques avaient peuplé la nature : le mécanisme se présente comme une conquête à la fois intellectuelle et industrielle du monde : au savant, il apporte un univers intelligible, à l'artisan un univers soumis." (H. Gouhier).
Hommes et choses devenaient de simples instruments, objets de pensée ou d'action de l'individu rationnel et raisonnable. Le résultat fut que les hommes, la nature physique et l'espace, abaissés au niveau d'objets, se comportaient comme tels : ils restaient muets devant les grands problèmes de la vie humaine. 
Privé de l'univers physique et de la communauté humaine, ses seuls organes de communication avec l'homme, Dieu, qui ne pouvait plus lui parler, avait quitté le monde. Dans la perspective rationaliste, cette transformation n'avait rien de grave ni d'inquiétant. L'homme de Descartes et de Corneille, comme celui des empiristes d'ailleurs, n'avait besoin d'aucun secours et d'aucun guide extérieur. Il n'aurait su qu'en faire. Le rationaliste voulait bien voir en Dieu l'auteur des "vérités éternelles", qui avait créé le monde et le maintenait à l'existence, lui reconnaître même une possibilité théorique de faire des miracles, pourvu que ce Dieu ne se mêlât point des règles de son comportement et surtout ne s'avisât pas de mettre en doute la valeur de la raison et cela aussi bien sur le plan de son comportement pratique que sur celui de la compréhension du monde extérieur, physique ou humain. À ce Dieu, Voltaire lui-même allait un jour bâtir une chapelle. » 

(Lucien Goldmann, Le dieu caché)







vendredi 12 août 2016

jeudi 11 août 2016

Ça va douiller...

« Vous trouvez que l'éducation vous coûte cher ? 
Essayez l'ignorance. » 
(Abraham Lincoln)

Pour l'échafaud


Un héros du quotidien

Pour puissant et rusé qu'il soit...


« Je supposerai donc qu'il y a, non point un vrai Dieu qui est la souveraineté source de vérité, mais un certain mauvais génie non moins rusé et trompeur que puissant, qui a employé toute son énergie à me tromper. Je penserai que le Ciel, l'air, la terre, les couleurs, les figures, les sons, et toutes les choses extérieures que nous voyons, ne sont que des illusions et tromperies, dont il se sert pour surprendre ma crédulité. Je me considérerai moi-même comme n'ayant point de mains, point d'yeux, point de chair, point de sang, comme n'ayant aucun sens, mais croyant faussement avoir toutes ces choses. Je demeurerai obstinément attaché à cette pensée, et si par ce moyen il n'est pas en mon pouvoir de parvenir à la connaissance d'aucune vérité, à tout le moins il est en ma puissance de suspendre mon jugement. C'est pourquoi je prendrai garde soigneusement de ne point recevoir en ma croyance aucune fausseté et préparerai si bien mon esprit à toutes les ruses de ce grand trompeur, que pour puissant et rusé qu'il soit, il ne me pourra jamais rien imposer. » 

(Descartes, première méditation métaphysique)